vendredi 6 avril 2007

San Perdo et les hommes : le de(s)sert chilien. (+ PHOTOS !)

Hola todos!


Nous sommes a Calama aujourd'hui, c'est vendredi de Paques et on l'avait complemement oublie! Presque tout est ferme et ca a ete un vrai defi de trouver un escritoire cybernetique dans cette ville (oui amel, ce mot n'a plus ete utilise depuis la revolution francaise! Et morgan me dit qu'aujourd'hui on appelle ca un "clavier", ou "ordi raccorde a internet", on en apprend ts les jours!).

On voulait aller visiter la plus grande mine a ciel ouvert du monde: La mine de cuivre de Chuquicamata. C'est un cratere de 4kmª et d'un km de profondeur entierement creusé par l'homme! C'est raté, vendredi de paques dans un pays catho comme le chili on oublie, la mine ne sera pas ouverte avant lundi. On doit changer le programme. Donc ce soir on prend le bus a 23h15 pour Iquique ou on arrivera vers 5h30 du matin. La fête quoi...

Mais depuis Valparaiso qu'avons nous fait? Tout d'abord on a pris le bus jusqu'a Antofagasta. On a donc traverse le desert d'Atacama et je peux vous assurer qu'il merite bien son nom de desert le plus aride au monde! C'est sec, sec, sec mais heureusement pas trop chaud. On est reste un jour a Antofagasta avant de prendre le bus pour San Pedro de Atacama, notre veritable prochaine etape apres Valparaiso. On voulait aller visiter le VLT (Very Large Telescope) construits par quelques pays europeens au sommet du Cerro Paranal... mais aucun moyen d'y acceder en transports publics et la location de voiture etait hors budget. On oublie donc...

Pour vous parler de San Pedro de Atacama, je vais un peu changer de style. D'habitude on vous decrit en détail la ville, les paysages qu'on a vu, le tout agremente de quelques anecdotes. Ici je laisserai plutot parler les photos et je vais en profiter pour mettre en avant un aspect plus important (a mon sens) encore que les beaux paysages du desert : Les rencontres humaines!
Pour une fois on a pu approcher d'assez pres la realite quotidienne des habitants, avoir un contact pas trop faussé par notre nature de gringos. Ca faisait longtemps que ca n'etais plus arrive et personnellement ca me manquait bcp. Cette impression de survoler un peu le pays, de pas s'y attarder et de ne voir que la surface des choses sans entrer dans leur profondeur... Avant de vous detailler d'avantage l'experience je vous situe un peu l'endroit.

San Pedro de Atacama c'est The Place To Be au desert d'Atacama. C'est un village d'a peine 2000 habitants en temps normal qui doit facilement doubler son score en periode touristique. Le village, situe a 2400m d'altitude, a ete declare monument national. De ce fait son architecture a ete preservee des betonneuses et des promoteurs immobiliers peu scrupuleux. C'est assez authentique: murs d'adobe, route en terre batue, eglise avec charpente de bois de cactus ... mais une fois passé le premier regard on se rend compte que toute ces petites maisons sont remplies de restos et agences de voyages. Ca pullule! Rancon du succes ... faut bien s'y faire. Pour les amateurs, Morgan m'a meme assure avoir apercu Amelie Pou... je veux dire Audrey Tautou. Comme quoi tout le monde vient vraiment ici.

Au camping de San Perdo, nous avons fait la decouverte de deux francais de martinique : Guillaume et Celine. Eux aussi font un periple sur les routes d'Amerique Latine et on a ete un peu surpris d'apprendre qu'on avait quasiment fait le meme parcours. Bonjour l'orgininalite ;-) En discutant avec le gerant du camping (Alfonso) celui-ci propose de faire un tour jusqu'aux lagunes Miñiques et Miscanti ainsi que diverses haltes intermediaires dont je vous parelerai apres. Nous voila donc parti a cinq, Celine, Guillaume, Alfonso le pilote, Mo et moi. Alfonso avait vraiment tout prevu : Les melon tuna (un fruit qui goute le melon ... super bon!) pour le 10h. Les citrons pour eviter le mal d'altitude (et non, y a pas de feuille de coca au chili).

Premiere halte dans le Salar D'atacama. Visite sur un sentier balise... paysages surrealistes de croutes de sel et lumiere blanche a en faire mal. On apprend qu'en dessous du Salar sur lequel on marche il y a 1400m de flotte, wow! Impressionnant!

Ensuite, deuxieme etape : petit apero aux lagunes (qui sont evidemment magnifiques comme vous le verrez sur les photos) avec fromage de chevre artisanal et un petit verre de Cabernet Sauvignon, cepage Margaux, annee je sais plus ... enfin il etait delicieux. Savourer tout ca a 4300m d'altitude c'est tt simplement genial. Ensuite, apres un petit tour pres des lagunes azurs commence la descente vers San perdo qui se trouve tt de meme a 136km de la. Pour l'almuerzo (le diner) Alfonso nous avait propose de faire un asado (bbq). On s'occupait de la viande et des legumes et lui du reste (patates, boissons, grill). Nous devions aller diner dans le village de Toconao mais au dernier moment, a proximite d'une petite oasis, Alfonso nous propose un changement de programme: Il nous demande si ca nous derange d'aller manger dans cette oasis. Il s'agit du village de Camar, 10 familles, 50 habitants, la megapole de l'Atacama en somme :-) Nous acceptons volontiers, Toconao etant bcp plus touristique et le lieu ou faire le bbq ... payant!

C'est la que c'est devenu genial! En fait Alfonso avait un ami professeur a l'ecole du village. Il voulait aller lui dire bonjour. La voiture s'arrete a proximite de l'ecole. On sort de la voiture. Alfonso se dirige vers l'ecole et qq minutes apres nous fait signe de le rejoindre. Le prof, Edouardo, nous acceuille chaleureusement au milieu de sa classe de ... 3 eleves!!! De suite, il leur demande de prendre leur instruments de musique pour nous interpreter une chanson andine. Petit moment de malaise. Les enfants qui doivent jouer devant 4 touristes, je me dis mais quelle horreur! Mais Edouardo nous explique que des qu'il a une visite dans sa classe il les fait jouer pour qu'ils aient l'habitude de se produire "en public". Et pourquoi? Parce qu'il se trouve que ces trois petits bouts nous ont vraiment fait vibrer du son de leurs instruments et de leurs voix. En clair il sont vraiment pas mauvais pour leur age (7,8 et 9 ans) et ils se font inviter dans des "festivals" locaux. Des lors pour qu'il osent s'exprimer pleinement sur une scene, Edouardo les entraine a le faire a l'ecole quand l'occasion se presente ... le malaise retombe. Celine et Guillaume, (qui st tt les deux prof d'education physique) sans doute frappe par la deformation professionnelle, (c'est pour rire hein!) proposent d'apprendre quelques rudiments de francais. le courant passe vite, les enfants semblent avide d'apprendre! Emouvant. Nous laissons quelques minutes Edouardo pour rejoindre Alfonso (attention faut suivre) qui avait commencer a preparer le bbq. On prend un ptit verre de vin et de biere (oui, je sais que l'alcool est pas recommande en altitude, et alors ;-)) en discutant. Puis Edouardo revient. Il vient de lacher sa classe, il est 15h30, l'ecole c'est fini pour ajd! Il nous fait faire le tour du village, moulin a eau, essence de plantes locales, cultures agricoles, et "esplanade" ou se deroule la fete de la St-Jean. C'est chretien, c'est un fait, mais il nous explique comment malgre l'imposition des espagnols, ils ont reussi a conserver leurs croyances ancestrales et a les integrer malgre tout dans les fetes catholiques. Il nous explique le respect de la terre (la pacha mama), des cerros (montagnes) qui leur fournisse l'eau necessaire a leur survie dans cet endroit particulierement inhospitalier, le tout avec envie et une certaine fierete. La on est enfin au coeur du chili, de ses habitants, de ses coutumes!

Alfonso nous appelle soudain. La viande est cuite il faut venir manger. Avec appetit on englouti le repas avant de repartir vers San Pedro. On prend conge d'Edouardo ... un peu avec regret, c'etait court!

Derniere etape de la journee : La lagune de Cejar. C'est une toute petite lagune situee dans le Salar et la particularite est qu'on peut s'y baigner. Alors vous vous imaginez : eau + bcp bcp de sel = On flotte !!! Geniale cette sensation... impossible de couler. On marche litteralement dans l'eau, pour faire la planche c super easy et on peut avoir les pieds et les mains hors de l'eau tout en ayant le visage au dessus de la surface. Un regal, la cerise sur le gateau de cette journee inoubliable!

Bon, j'ai deja ecris pas mal... y a encore bcp de choses a dire mais j'ai pitie de vos petits yeux qui s'abiment a force de lire sur l'ecran. Alors pour la suite je vais faire en resumer et les photos parleront ...

Nous sommes reste 5 jours a san pedro


Le premier jour : Velo et decouverte d'ancienne forteresse indigene, de canyons sous un soleil de plomb et vue sur l'oasis de San Pedro.

Deuxieme jour : Pym a chope une gastro, pas dormi de la nuit et donc repos la journee du lendemain. Mo a ete force de suivre... il a qd meme ete visiter un musee pendant que je faisait la sieste.

Troiseme jour: Pym a pris des antibiotiques, il va mieux : On a passe notre journee avec Alfonso et nos deux amis francais.

Quatrieme jour: Debout a 4h du matin pour la visite des geysers du Tatio. 6h de route aller/retour. Un froid de canard (-5, -10 deg) a 4500m d'altitude ... spectacle grandiose des fumerolles de vapeur de de gaz sur fond de soleil levant. Et un retour avec les lamas (en brochettes aussi :-) )

Cinquieme jour: Re velo et visite de la valle de la lune et de sa fameuse dune (pour bien se rendre compte de l'échelle, regardez le petit point noir sur la 2ème photo, c moi aussi (Mo'))... paysage magnifique et petit coup de soleil en prime (faudrait pas perdre l'habitude!). Le soir, bus pour Calama ou nous sommes actuellement!


Grosses bises a tous et a toutes a la prochaine!

Pym et Mo'

Itinéraire - Version 4

Nous voici sur la route vers le Pérou, en attendant le post un petit récapitulatif de notre périple.

vendredi 30 mars 2007

Yoyo Andins (Santiago/Mendoza/Valparaiso)

A peine fini notre bon pisco de Santiago nous voila en route vers l'Argentine pour retrouver notre amie Johanne qui nous attend a Mendoza (j'espere que vous vous rappelez tous de Johanne sinon va falloir relire le blog !). Mais pour aller a Mendoza il ne suffit pas de prendre une simple route toute droite, il faut traverser la cordillere des Andes en largeur ! Ce qui n'est pas une mince affaire.



Il faut avouer que rien que ce voyage en bus est une excursion en tant que tel, les paysages sont grandioses et les couleurs magnifiques ! Mais on va vite decouvrir que ce n'est pas la derniére fois que nous les voyons (ce qui n'est pas vraiment pour nous déplaire).
Arrives a Mendoza, Johanne nous attend á la gare ... avec 2h de retard de notre part (decallage horaire oups, plus retard du bus reoups). Mais la bonne humeur de Johanne est au rendez-vous et nous voilá embarques avec ses nouveaux amis argentins (Alfonso, Alex et lorena) dans un bon resto mexicain, ce qui n'est pas pour déplaire á nos papilles usees par les churrascos et autres lomitos a repetition. Ils sont super sympa (les amis, pas les churrascos ;-) ) et ce fut un réel plaisir de les rencontrer ! Et pour une fois j'ai meme gagne au babyfoot grace a alfonso contre pym et johanne hehe !.


Le lendemain nous voila reparti par la meme route vers le pont de l'inca ... mais ici les paysages ont peut les voir bien mieux que par la fenetre du bus ! Superbe balade, avec vue sur l'Aconcagua (plus haut sommet des Andes, 6987m je crois ) et ponctuee de découvertes sympas comme les rails désafectes d'un ancien train qui parcourait les Andes entre le Chili et l'argentine... et toujours ce sex appeal canin qui nous fit nous promener avec 3 clebards pendant tout l'apres midi!


Le dimanche, nous avons emprunte les 365 virages des "caracoles" avec en prime, la tres belle vue sur la vallée de Mendoza.


Lundi nous voila déja reparti. Ca nous a fait super plaisir de revoir Johanne et de decouvrir Alfonso, Alex et Lorena !, mais le voyage continue pour tout le monde.

C'est donc sous un ciel neigeux au dessus des andes que nous revenons au Chili (par le meme chemin) pour aller vers la ville mythique de Valparaiso.


Une ville qui va tres vite nous envouter par son charme incroyable, c'est la ville la plus belle que nous ayons vu depuis notre depart. un millier de choses en font un lieu extraordinaire, comme ces magnifiques collines parsemées d'ascenseurs incroyables (patrimoine mondial de l'humanité), les couleurs magnifiques de ces maisons, ou la gentillesse de ses habitants. C'est un peu de tout ca et un peu plus ...


Le plus, c'est la magie de ces routes qui s'elevent, parsemees d'escaliers et dessinant de vrais labyrinthes illumies des myriades de couleurs des maisons, le plus c'est aussi les rencontres improbables comme ce chauffeur de bus, Pedro, rencontre au hasard d'une demande d'itineraire dans un bus local. Pedro a travaille 10 ans en Suisse. Il parle des lors le francais et a tot fait de remarquer notre accent franchouillard a travers notre espagnol! On echange quelques phrases, il se prend d'amitie pour nous et nous propose de nous asseoir devant, avec lui pour une decouverte de la ville (enfin du parcours de son bus). Apres 1/2h, on arrive au depot ou il nous offre gracieusement un cafe. Discussion, echange d'adresses, nous voila reparti pour 1/2 h de tournee avant de se separer definitivement dans le bas de la ville! Super. C'est ca le plus de Valparaiso, notre plus!

Donc pour decouvrir tout ca mieux vaut flaner dans la ville, ce que nous avons fait avec joie sous un beau soleil (enfin surtout l'apres midi) dans les rues de Valparaiso. Le soir repas royal mais pas tres sain (+-1kg de frite, viande, oignonS (le S est une ptite correction de pym, ;-)) et oeufs) miam !, mais le repas qui nous attendra le lendemain sera bien plus dur á digérer ... On tente les Guitenta (ou un truc dans le genre ...) sans savoir ce que c'est et ... quelle joie de decouvrir dans nos assiettes des intesins de vaches avec des frites et du parmesan miammmm ! Médaille pour pym qui a tout fini, ami dont la digestion a été rude !


La journée du lendemain est consacree a la maison de Neruda a la Isla Negra ( nous avons aussi ete en visiter une autre a Valparaiso (la sebsatiana) et une dont on a parle a Santiago (la chascona)). Tres jolie maison dans un cadre vraiment magnifique mais c'est bizarre, malgré cela elle nous a moins charmé que celle de Santiago (est-ce du a la guide ou a l'aspect "trop musée" de la maison, nous ne le savons pas).

Mais par contre les vagues de la cote nous hypnothiserent litterallement, et nous revons á la suite du voyage ... L'Atacama.

mardi 20 mars 2007

(AVEC PHOTOS !!) De la nature à la culture, Pucon-Santiago

Changement radical. Entre l'environnement naturel et sauvage de la région des lacs et de Pucon ... et le bruit, les gens par milliers, les voitures et la pollution de Santiago. C'est ca aussi qui fait le charme du Chili : des contrastes détonnant de natureS et de cultureS.

Mais avant de parler de Santiago, où nous sommes actuellement, revenons un peu sur Pucon dont on n'a pas encore parlé. Pucon est une jolie petite ville agréable, où il fait bon vivre, se balader ... mais egalement très très touristique! Mais à l'opposé d'autres villes touristiques tel El Calafate ou Ushuaia, Pucon a ce charme indéniable qui peut être du à son environnement extraordinaire ... Pucon est entourée d'une nature belle et impressionante, d'un côté le Volcan Villarica, de l'autre le grand lac Villarica, le tout dans un paysage superbe qui nous rappelle les beaux paysages des alpes Suisse.
Vous vous en doutez, avec un potentiel pareil, les activités sont légions autours de Pucon: du rafting en passant pas l'ascenssion du volcan, les termes, les passages dans la canopée, etc ... le choix est vaste! Mais notre porte-feuille limité ! Donc parmi toutes les activitées proposées nous avons choisi de faire la plus spécifique et la plus impressionante : L'ascenssion du volcan Villarica.



Mais comme nous aimons bien vous faire patienter, parlons d'abord de ce que nous avons fait la veille. Le vendredi, après avoir réservé notre ascension au volcan, nous avons décidé avec un peu de réticence de ma part (Morgan) de faire du vélo. Il est vrai que ce n'est pas ce que j'aime le plus mais il faut dire que c'est un bon moyen pour découvrir les environs à son aise (enfin j'espérais que ca soit à mon aise). Nous voilà donc partis dans la campagne et les forêts de Pucon avec comme but "los ojos del caburga", un lieu oú une rivière sous-terraine ressort de terre et forme un ensemble de cascades tumultueuses.

Mais voilà le chemin ne sera pas de tout repos car les sentiers sont pas très "safe", genre sable, gravier et gros cailloux ... et comme gravier + caillou = pym qui glisse en trek, ici gravier + caillou = Mo' qui se plante en vélo ... mais bon, plus de peur que de mal. Mais il faut avouer que tout ce périple jusqu'à Los ojos del Caburga valait la peine car le site est vraiment magnifique. On vous le laisse decouvrir sur les photos.


C'est pas tout ca mais après cette journée bien exténuante, une autre bien plus dure nous attendait. Le samedi nous voila pret à affronter le volcan Villarica, volcan actif de surcroit! Mais pour rassurer tout le monde cette ascension est quand même bien encadrée et nous avons eu un guide bien sympa pour nous aider dans cette aventure, il nous a expliqué comment faire pour nous rattraper avec le piolet si on glisse et comment éviter les chutes de pierres.
Tout débute à 5h30 du matin, réveil assez lent et petit déjeuner beaucoup plus rapide pour arriver à l'heure (7h) au lieu de rendez-vous pour recevoir le matériel et partir vers le volcan. Comme tjs 7h au chili = 7h30 ... donc après une petite attente nous voilà entrain de nous arnacher avec 6 demoiselles (eh oui, bande de veinard que nous sommes). Le matériel est très complet : chaussures semi rigide (entre chaussures de ski et de trek), pantalon imperméable, gants, piolet, sac à dos, veste imperméable, ..., plus un élément à mettre au derrière dont on découvrira l'utilité apres.
Après 15/20 minutes en van nous arrivons au centre de ski du volcan qui est le point départ de l'ascension. Là, petite subtilité non prévue, le télésiège pour faire les 400 premiers mètres d'ascension est payant et non prévu dans le prix déjà bien cher. On décide donc de les faire, ce que, durant cette petite montée de préparation nous avons quand même un peu regrette (même si nous n'aurions jamais pris le télésiège) car ce fut la partie la plus éprouvante de toute l'ascension. Nous commencons donc la montée avec le guide et le reste du groupe, tout d'abord dans la rocaille, puis progressivement dans la neige et enfin, dans la glace! A flanc de montagne, avec une pente a 50 degre a votre gauche et une neige qui glisse un peu ... je vous jure qu'on en menait pas large Morgan et moi (et oui, on vient de passer la main). Mais le guide ouvrait la voix et nous motivait avec ses phrases du style " j'ai oublie ..., c pas grave ca va me revenir". On echaina les lacets pendant 3h, pour enfin arriver au sommet a 2847m. On fut surpris car on nous avait dit qu'il y avait un "faux sommet" ... mais nous on a rien vu, donc pas de mauvaise surprise. Par contre autre chose nous attendait: les emanations du volcan saturees de souffre qui prennent a la gorge et font couler le nez! Respiration un peu difficile, mais spectacle grandiose: La vue sur les environs etait tout bonnement superbe, au dessus des nuages et surplombant toute la region. Le cratere en lui meme etait egalement impressionnant, tout fumant et eructant de temps a autre un peu de rocaille. C'est que ca vit ces machins la!!!


Bref, apres vingt minutes a nous detruire les neurones en respirant cet air si pur de la montagne, nous avons entame la longue descente ... longue? Que nenni! Celle si fut sensationnelle et trop courte! A la place du tradtionnel "retour sur nos pas", de veritables rivieres de glace attendaient nos popotins (proteges par leur super pampers ... si, si relisez avant!). Le principe est le meme que le bobsleigh ... mais sans bobsleigh! Grisant! Devaller un pente a 50 ou 60 degre a pleine vitesse dans un tunnel de glace... woooah! J'en veux encore! Les photos rendent pas la sensation mais ca vous donnera une petite idee du principe.


Après un jour de repos nous revoilà sur les routes en direction de la capitale du Chili, Santiago. Nous y restons 4 jours, amplement suffisant pour bien appréhender la ville et en voir les éléments les plus significatifs. Nous avons commencé par gravir le Cerro Santa Lucia et le Cerro San Cristobal (en funiculaire) pour avoir une vue d'ensemble de cette ville gigantesque, car Santiago est étalée sur plusieurs kilomètres carrés jusqu'aux contreforts des Andes (que l'on apercoit avec difficulté à cause du smog qui, malgré son importance, est parait il moins dense qu'avant). Nous passons les jours suivants à flaner entre les quartiers, le centre avec la Moneda, le Mercado Central et son bon poisson, le musée archéologique avec ses momies (et accompagnés de la charmante Anna).


Bellavista où nous avons visité une des maisons du poète très connu, Neruda, dont on avait mis un poème au début du blog (sisi, allez revoir) ... une très chouette visite qui nous plonge littérallement dans l'atmosphère du poète ... De plus d'un point de vue d'architecte l'ambiance qui ressortait des espaces, de la maison est assez magique.
La banlieue et son MIM, musée interractif sur le monde qui nous entoure, à la fois super intéressant, surprennant et super marrant! Et d'autres endroits innoubliables comme le café la Piojera où nous avons goûté au terremoto, cocktail à base de vin d'abricot, de vin de fraise et avec une boule de glace d'ananas ... ca tue ... un local en avait fait les frais et nous à tenu une discussion bien sympathique, mais toutefois incompréhensible pendant un certain temps.

Sans avoir de charme bien propre, Santiago nous à quand même touchée de part ses multiples facettes où les ambiances bigarrées vous touchent profondement (de bonheur, ou alors vous ébranle d'incertitude) : de la poésie de Néruda, à l'effervescence du Mercado central, en passant par l'ambiance chaleureuse ou mélancolique des restaurants et cafés populaires, ou encore la vie dans les rues le soir...

Et le dernier jour, avant departir, nous avons revu notre ami Juan, et sa femme, du cours d'espanol qui était lui même au Chili durant cette période, nous avons pu partager nos expériences autour d'un bon Pisco ... Merci Juan !.

Et maintenant nous sommes à Mendoza mais ca c'est une autre histoire ...