vendredi 11 mai 2007

On est quand même petit ...

Les nouvelles les plus fraiches du voyage... vous en voulez encore? vous en voulez encore, j'entends pas bien la? Ahhh c'est mieux! Bon, j'arrète la mon humour de Disc Jockey de soirées de village (mmm, ca me fait penser que ca va etre bientôt l'été, le temps des kermesses, bon ca! ...).

Ou en sommes nous? Depuis deux jours nous sommes a Sucre, ville magnifique et très calme! Ca a fait du bien après le trajet pas très reposant qui nous a amené jusqu'ici et surtout les trois jours de "jungle" que nous avons fait à Santa Cruz.

Avant de vous parler de notre expérience de "Mowgli", un petit mot du trajet Santa Cruz- Sucre. Sur la carte ca parait relativement proche l'un de l'autre. Dans les faits se sont tout de même 15h de voyage qui dans notre cas se sont transformées en 18h... et pas de tout repos!

Compagnie MOPAR, retenez bien ce nom! Quand on a pris le bus au terminal de Santa Cruz, on a bien vu qu'il était pas tout neuf ... mais bon, en Bolivie y a pas grand chose de neuf. On a vu aussi qu'il avait des pneus un peu plus crantés que d'habitude et qu'il était surhaussé. Bref, on embarque. Les sieges sont pas top conforts... on s'y fait. Apres 30minutes de route, premier arret sur le bas côté. Un type va regonfler un pneu et tape dessus avec une pierre pr verifier je sais pas quoi ... Rassurant tout ca!

On reprend la route, le soleil se couche, on emprunte une route en terre, ça secoue ferme! Nouvel arrêt. Tout le monde descend, c'est la pause souper. Il est 19h. Mais les bruits d'un cric nous font aussi penser a qqch d'autre. Je demande à un passager : On a crevé, il faut changer le pneu... genial! 1h30 plus tard la réparation est effectuée, on reprend la route... de merde! Route de "montagne", en terre, avec lacets, de belles montées et de bonnes descentes ... le tout en car!
Deuxieme arrêt au milieu d'une montée... le pneu? non, on dirait pas. Des gens montent dans le car. Mais d'ou viennent-ils? Il y a rien ici! Je regarde par la fenêtre et c'est là que je vois 2 mêtres en contrebas de la route un car qui est tombé!!! Heureusement il semble entier, un talus ayant arrêté sa chute. Pour le meme prix il terminait 50 mètre plus bas... avec ses passagers! Rassurant tout ca, vous trouvez pas? On reprend la route ... 2h plus tard, nouvel arrêt! Le pneu? le pneu!!! Rechangement... mais ici plus moyen de reparer, ils mettent la roue de secours. 30 minutes plus tard, on repart... pour une heure environ. Nouvel arrêt!!! Pneu? Gagné ... je sais pas ce qu'ils foutent avec les réparations mais ça a pas l'air fiable! Je sais pas non plus ce qu'ils ont fait puisque il n'y avait qu'une seule roue de rechange mais tjs est-il qu'on est reparti 30 minutes plus tard ... pour de bon! Resultat : 3h de retard, des gens debout dans le couloir pendant toute une nuit et un Mo' et Pym crevés a l'arrivée a Sucre!


MAIS, je sais que ce que vous attendez tous c'est notre petite experience de Jungle. Elle fut épique et mouvementée! En cause? Le climat! On est parti pour trois jours. Deux nuits sous tentes au milieu de la forêt avec un guide et son fils.
Le premier jour du trek, après plus d'une heure et demi de taxi nous voilà arrivé à Buena Vista où nous attend notre guide. C'est dans ce petit village qu'il vit avec sa famille depuis quelques années, et c'est là que Pym, tout étonné, reçu son gros gâteau, made in Bolivia, d'anniversaire (mentionné dans le post de remerciement de Pym). Après avoir ingurgité des parts gargantuesque, nous reprenons une autre voiture qui doit nous emmener au parc Amboro.

La voiture nous depose au bord d'un chemin. On commence la marche. Apres quelques minutes, on doit traverser une riviere ... une belle riviere mais heureusement plus large que profonde!

On continue de marcher, jusqu'a la pause de midi. Environnement luxuriant, mais c'est pas vraiment la jungle. Il y a encore des gens qui habitent ici! Dont anciennement notre guide, on découvre sa maison, où il va chercher une machette pour la suite du voyage. Les conditions de vie sont assez rustique, ici pas d'eau courante ni d'électricité et en plus loin de tout! On est impressioné de voir que des gens vivent dans ces conditions.

La pause de midi marque notre entrée dans la Selva a proprement parler! Le chemin se retrecit, l'humidite augmente, on transpire a rien faire! C'est chaud et humide... mais qu'est-ce que c'est beau! Des papillons de 10 cm aux couleurs chatoyantes qui virvoltent ca et la, des feuilles de la taille d'une A4 (le format de papier, pas la voiture hein ;-) ), des lianes, des fougeres! Wow! Apres 2h de marche intense, retraversée de riviere. Plus sauvage, plus encaissée aussi que la premiere ... ca doit etre chaud ici quand il pleut! On continue... Vers 16h, apres 100 m de marche dans le lit de ladite riviere, on arrive au campement pour la nuit : C'est un abri naturel en dessous d'une falaise. On sera protegé de la pluie au cas où et le sol est sabloneux ... sans trop de bebetes! La nuit se passe sans encombre, protegé derriere notre moustiquaire, nous profitons d'un sommeil réparateur.

Au réveil, un bruit continu et humide attire notre attention : Il pleut! Et quand il pleut ici, c'est pas quelques gouttes! Une belle averse tropicale. Le guide nous rassure en nous disant que ca arrive souvent, il pleut 1h puis ca s'arrete et c'est bon pour toute la journee ... on attend donc ... 1h....2h...3h... ca tombe toujours! On se serait pas trop inquiete si le campement n'était pas situé sur une sorte de presqu'île entourée par la riviere et la falaise infranchissable. Evidemment l'eau a commencé a monter ... un peu, puis de plus en plus!

Le guide nous dit que l'eau monte vite ici... mais qu'elle descend vite aussi. Et qu'il peut pleuvoir une demi journee et le soir le niveau de l'eau est le même qu'avant la pluie. Moyennement rassure. Il a plu toute la matinée ... puis toute la journée! Une belle drache bien forte, pleins de petits litres d'eau qui sont venus grossir le lit de la rivière d'heures en heures. Au final : un niveau qui a monté d'un moins 1m1/2, voir 2m,et quatre personnes (nous et les guides) bloqués par les eaux sur une presqu'ile! Genial. Vu qu'on ne peut pas bouger de notre camp retranché, on passe le tps ... on joue aux cartes ,avec le guide, on discute, on dort. Il nous dit que la pluie va s'arrêter et que le niveau demain matin sera le même qu'a notre arrivee. Bon, on va le croire! (à noté, quant même, que pendant la journée notre bon guide, m'a dit gentillement, pendant que Pym dormait, qu'il était inquiet ... sans commentaire)

(avant, après)

Le lendemain matin, au reveil, on va voir la rivière. Ca a bien baissé, c'est un fait! Mais y a encore pas mal d'eau. Tant pis, il faut retourner. Le séjour touche a sa fin et on a plus bcp de nourrriture. Bran le bas de combat, en maillot ! va falloir se mouiller, et pas qu'un peu. Le guide, pourtant assez malade la veille (mais dopé au Paracétamol) se lance le premier, il avance avec son sac a dos ... de l'eau jusqu'aux genoux ... jusqu'a la taille ... le torse ... les epaules !!! Wow! Son sac a dos est trempé et nous on doit le suivre! Un peu la pétoche la! Surtout qu'il y a du courant. Son fils propose de passer avec nos sac a dos en haut de ses bras ... nous on passe à vide... Stress, vase dans le fond, courant .. mais ca passe!

On a du repasser cette riviere au moins 5 fois avec à chaque traversée, bcp de courant mais heureusement un peu moins de profondeur! Jusqu'au torse ou à la taille et cette fois-ci avec le sac en haut de nos bras bras ou sur le dos ! (et Pym avec son mode bateau qui avait l'air de bien fonctionner !). Comme nous n'avons rien pu voir le jour avant, le guide nous envois avec son fils voir une jolie cascade un peu plus loin du rio, ça nous permet de décompresser un peu (sauf quant on a croisé un joli serpent dangereux, mais heureusement endormi !). Après cette visite, arrivée saine et sauve au campement de midi pour nous revigorer avec de bonne pâte préparée par notre guide, et on profite de ce moment pour, enfin, ouvrir la bouteille de champagne que j'avais gardée pour le jour de l'annif de Pym (mais vu les circonstances ont a préférer attendre pour l'ouvrir).

Dernière rivière à passer, la grande que l'on avait traversé à l'arrivée. Heureusement elle n'est pas profonde mais le courant est bien plus fort, c'est donc les jambes bien écartées et avec prudence que nous avançons.

On a finallement marché presque 20km car le taxi ne savait pas venir au même endroit qu'à l'arrivée, les conditions climatiques ayant été extrême dans toute la région, beaucoup d'arbres étaient déraciné et se trouvait au milieu de la route. On a donc marché, jusqu'a 16h avant d'enfin apercevoir la voiture qui allait nous ramener a Santa Cruz! Hallelujah!

Que d'aventures! J'espere quand meme que la suite sera plus calme pcq même si ca fait des choses à raconter c'est quand meme pas super gai a vivre sur le moment!!!

Sinon pour ce qui est de Santa Cruz, on l'avait un peu oublié, c'est une ville très jolie, de style colonial et cerise sur le gâteau les filles sont super mignonnes ici (et vu les températures tropicales, très peu vêtues)


Santa Cruz est la deuxième ville de Bolivie, mais est beaucoup plus développée commercialement que la Paz, le capitalisme à fait son effet ici ! Boutiques plus chics, Fast Food en veux tu en voilà (bon on s'est laisssé tenter par des glaces et un bon hamburger mais après la jungle faut bien un peu de réconfort). Mais bon c'était quant même le trek dans la jungle que vous attendiez donc j'en écris pas plus sur Santa Cruz ! On préfère vous faire découvrir Sucre un peu plus tard.

Mo' et Pym

mercredi 9 mai 2007

El 6 fue mí cumpleaños... ahora quiero agredecer a toda la gente que me escribio!

Le 6 mai c'était mon anniversaire et vous avez été nombreux (très!) a me témoigner, par sms ou part E-mail, une petite attention.
J'ai par habitude de répondre a chacun personnellement ... mais ici, vu les circonstances (prix des sms et temps) je changerai exceptionnellement ma manière de faire ;-)

Alors a TOUS et a TOUTES je voudrais du fond du coeur vous
dire tout simplement : MERCI!!!

C'est avec la distance qu'on se rend compte de l'importance des gens qui nous sont proches!

A tout bientot...

P.S. : Meme s'il est a coté de moi pour l'instant, j'en profite aussi pour remercier Mo' ... pcq un gros gateau comme je les aime m'attendais au petit déjeuner avant de partir pour 3 jours dans la jungle... (faudra encore attendre un peu pour le récit de cette aventure) et pcq sabrer le champagne au milieu des fougères et des lianes, ca a qd meme qqch d'exceptionnel!!! Merci a toi!!!

Pym

samedi 5 mai 2007

La Paz, mon oeil !

Avec le Pérou nous avions déjà été surpris par le contraste avec le Chili et surtout avec nos propre références européènnes, mais en Bolivie cette différence est encore plus importante ! Pas toujours de manière flagrante mais certains détails nous montrent clairement la différence entre le Pérou et la Bolivie. Tout d'abord, le changement de bus à Copacabana, du beau bus nickel on passe au vieux bus bringbalant. Pour traverser le Titicaca, les bus prennent des vieilles barques en bois dont je ne veux même pas connaître l'âge (mais au moins ça fait plus de travail que si il y avait un pont). Les prix sont aussi très différents, au Pérou on payait un menu à midi au environs de 1.5 euro chacun, en Bolivie le même type de menu (soupe, plat, boisson) dans le même type d'endroit peut descendre en dessous de l'euro !


Bon après cette brève introduction, la suite ! La Paz, ville de contraste, ce situant entre 4000m et 3200m c'est une ville cuvette. Les pauvres sont au dessus, étrange... pas tellement si on pense au climat qui y est plus rude en altitude ... et les riches sont en dessous. La ville de la Paz plus l'Alto (au dessus donc) fait plus ou moins 2 millions d'habitants, le tout dans un cadre paysagé assez magnifique puisque entouré par plusieurs pics à plus de 5000m. Nous décidons d'aller loger dans le centre, plus haut que les quartiers chics mais pas dans l'Alto. Dès nos premiers pas dans la rue on ressent directement la différence par rapport au Pérou, il y a des gens partout, et qui vendent de tout ! Mais à nos grande surprise on se sent presque plus à l'aise qu'au Pérou, on est pas accosté de toutes parts par les vendeurs, on peut se promener tranquillement tout en restant, biensur, toujours vigilant.

Notre première journée se fait relax, petite visite des musées locaux dans la plus belle rue de la Paz (Calle Jaen), très différente des autres, pour en apprendre un peu plus sur l'histoire Bolivienne. Histoire qui ne fut pas des plus chanceuses pour eux car ils perdirent énormément de territoire, lors de guerres avec leurs différents voisins (la côte perdue contre le Chili avec l'aide de nos amis anglais (sic) pour le salpêtre, 2 grosses parties de la jungles contre les brésiliens et les paraguéens et ce avec l'aide de nos amis américains (resic) pour le caoutchouc et un pétrole inexistant).
(à noter la façon très bolivienne de dire qu'une sale est en réafectation, (50% des salles))

(la calle Jaen et une rue comme tant d'autres)

Après cette visite, petite marche dans la ville jusqu'au quartier plus aisé de Sopocachi où il n'y a rien, pas d'activité, pas de vie (on était dimanche aussi!) ... mis à part le bon petit resto, où on a pu goûter à la soupe et à la boisson locale (jus indéfinissable avec une sorte de coing dedans), nous retournons donc vite dans le centre pour réserver l'activité de demain.

Une des particularités des alentours de la Bolivie c'est de posséder la route la plus dangereuse du monde qui relie La Paz à Coroico et la région des Yungas, 348 morts en 1982, seulement 64 en 2006. (voir une des nombreuses carcasses sur la première photo) Mais la route de la mort (officiellement appelée comme ça depuis peu) n'est pas simplement une route pour suicidaire, c'est aussi un superbe chemin qui descend de 4700m à 1100m en parcourant des types de végétations et de paysages magnifiques et très différents. C'est donc avec enthousiasme (et un peu d'apréhension on avoue) que l'on cherche un moyen de l'emprunter, pym fan de vélo comme il est, s'inscrit pour la descendre en VTT, moi un peu raz le bol de faire du vélo (surtout que c'est beaucoup d'argent quant on est pas fan) je cherche une solution plus basique, le 4 roues. 2 solutions différentes mais 2 expériences extrêmes ! Le vélo où il faut être attentif et concentré tout le temps et ne pas se laisser hypnotiser par le paysage mais où la sensation de vitesse et de liberté est grisante. La camionnette bringbalante, où les nerfs doivent être solide car ne démarrant plus à la clef et dont tout tiens ensemble par je ne sais quel magie andine et surtout avec un chauffeur qui ne fait jamais ça car le vrai chauffeur est en vacances. Expérience tout aussi impressionante quant on passe à 10cm du ravin de 1000m (je dis merci à la roue de la camionette d'avoir pêter seulement à la fin !). De plus j'ai pu faire connaissance de la jolie Juliana, brésilienne de Rio, que du bonheur.
L'activité fut donc pour tous les deux super sympa, le groupe fut très cool (petite anecdote : le groupe pensait au début que je travaillais avec les types qui organisaient, pourtant mon espagnol n'est pas extra, ça peu se comprendre car j'ai profité de la descente en camionette pour aider et pas mal discuter avec le chauffeur). Pour le paysages je vous laisse admirer ! A
près cette journée adrénaline nous devions retrouver 2 amies, à Coroico mais elles étaient déjà rentrée sur La Paz, et vu que nous n'avions plus d'argent nous sommes aussi rentré à la Paz par la nouvelle route (plus safe) , mais avec un peu de retard puisque une roue à crevé à l'arrivée à Coroico.

Le lendemain, repos pour tous, et sutout pour moi car me voilà malade pour la première fois du voyage, crotte (Pym : hors problemes de bide pcq ca c'est ts les jours alors a force on y pense meme plus ;-))! Heureusement qu'au matin du jour suivant je vais mieux, on décide donc d'aller à la station de ski la plus haute du monde (tout est toujours au superlatif ici, et c'est vrai !) à 5300m. Nous voilà donc partis sur des routes incroyable à travers le Paz, le contrefort des montagnes et enfin les montagnes et la station; avec notre super taximan. Après ça il reste encore une centaine de mètres à parcourir à pied, c'est donc avec le souffle court que l'on arrive jusqu'au sommet du Chacaltaya avec notre taximan super motivé et sympa, à 5444m (je rappelle que le mont blanc culmine à 4807m). Vues magnifiques sur les différentes montagnes, sur la Paz, le Titicaca et toute la région. Dernière scéance photo avant le retour dans le chaos paceñien.
On profite du dernier jour à la Paz pour faire une tonne d'achat dans les marchés des rues du centre, vrai super marché à ciel ouvert, on trouve de tout et pour tout les goût dans la rue et à un prix défiant toute concurrence. Nous voilà donc avec 5kg en plus sur le dos en direction de Santa Cruz pour la découverte de la Selva (Forêt Amazonienne) 3500m plus bas et 18h de car plus loin !
NB : suite à la tentative de sacrifice, le couteau m'a glissé des mains et est tombé sur le genoux de Pym, flûte ! ... (sérieusement rien de grave c'est juste un coup de soleil et une irritation de la peau, et je rassure tout le monde je ne fait pas un geste obscène c'est juste la forme du bandage!)
Mo' et Pym

mercredi 2 mai 2007

Petits remerciements

Et oui vous faites partie vous aussi du voyage, dans nos coeurs ... et sur le blog :-)
Donc on voulait profiter d'un peu de temps pour remercier personellement les habitués (ou presque habitués) des commentaires (Philou, Vahid, Julien, Charly, Dave, Maman Mo', Eve et Gaëtan). Vos commentaires nous font toujours très plaisir, et nous donnent l'énergie pour écrire le blog ... il est vrai que quelquefois on a envie d'arrêter pcq c'est assez lourd, mais c'est vos commentaires qui nous donne l'envie de continuer (je vois la larme que vous avez a l'oeil!).
Je sais que beaucoup d'autres viennent nous lire ... hélas, sans laisser de petits mots ... un petit effort pour nous motiver à vous faire partager nos aventures?
Un remerciement particulier à Dave qui est le seul à avoir compris l'utilisation de wengo vision (et presque Amel ;-)) et dont les vidéos nous font à chaque fois très plaisir !

merci de nous suivre, on pense à vous tous et à très bientòt pour de nouvelles aventures !

Pym et Mo'

NB : n'oubliez pas le nouveau Post sur le Titicaca ! qui suit.

mardi 1 mai 2007

Titicaca, ça vous dit quelque chose ?

¿Que tal amigos?

Les évenements s'enchainent ... quelques jours à peine apres vous avoir gratifier d'un des plus long post du voyage, nous remettons le couvert avec un nouvel état de la situation. Faut croire que l'intensité du voyage augmente! Toujours est-il que que ce que nous allons vous faire vivre aujourd'hui est l'étape qui nous a conduit au Lago Titicaca et a l'île de Taquilé ainsi que le début de nos aventures paceñes (on est a La Paz en Bolivie quoi!).

Le Lac Titicaca, je dois pas trop vous faire un dessin de ce que c'est. Tout le monde ou presque a déja entendu ce nom étrange qui frappe l'oreille et qui rappelle nos premiers balbutiements quand nous étions petits. Le titicaca c'est le lac le plus haut du monde : 3800m d'altitude tout de même! Le terme signifierai "Puma Gris" en Aymara. Nous sommes donc arrivé en soirée, sous une pluie batante, dans la ville lacustre de Puno. Notre objectif était de trouver un moyen de se rendre sur une des îles du lac, l'île de Taquilé. Pourquoi cette île plutot qu'une autre? (il y a 4 îles particulierement courues par les visiteurs) Principalement parce que celle-ci est gérée en coopérative par ses habitants. Ceux-ci refusent l'installation d'hotels sur leur île et ils prennent en charge eux mèmes l'hébergement des touristes en les répartissant chez l'habitant. Le principe nous plaisait et nous paraissait plus conforme a notre éthique de voyage. Bon, il ne faut pas se leurrer, pour aller jusque la bas, c'est quand meme par une agence qu'il a fallu passer...

Nous voila donc parti en bateau par un beau matin d'avril... soleil au rendez-vous ... reflets sur le lac... beau. Le programme de l'agence est évidemment de nous conduire sur l'île de Taquilé, mais avant celle-ci, petit détour par les îles artificielles des Uros.
Je suis sur que vous connaissez sans le savoir : Les îles flottantes? Sur des roseaux? Vous y êtes? Vraiment interessant de comprendre le mode constructif de l'île (en gros c'est un matelas de roseau de 3m d'épaisseur ancré au fond du lac pour éviter la dérive) et l'origine de ces îles (leurs habitants, les Uros, se sont en fait réfugiés sur le lac car ils avaient éte chassés de leur terres, par les Aymaras entre autres).

Revers de la médaille : Le succès de la visite. C'est presque de l'industrie! Heureusement, les habitants, conscient de leur succès touristique, on reussi a se préserver en autorisant la visite de quelques île seulement, et ce a tour de rôle. Leur mode de vie peut ainsi perdurer vaille que vaille ...

A propos: On parle d'authenticité, de mode de vie ancestral ... en vérité, sur les îles Uros ne vit plus un seul Uros! La dernière descendante de la tribu est décédée fin des années 50. Ce n'est que quelques années plus tard que les aymaras (les indiens vivant dans cette région), comprenant l'interet pécunier qu'ils pourraient en retirer, ce sont installés sur les îles, désormais abandonnées de leurs habitants d'origine! Authenticité vous avez dit? Comme d'habitude je suis mauvaise langue car la visite était instructive et on a même manger du roseau (c'est pas terrible!).



Suite de la visite : Direction l'ìle de Taquilé. 2h30 de bateau.



Nous y sommes!



Arrivée sur la place du village. Notre sac a dos attire tout de suite l'attention de quelques villageois qui nous proposent le gîte. Notre guide nous dit que l'on peut accepter ces offres ou bien aller chez deux personnes que lui connait et dont il est certain que le gîte est de qualité. Notre esprit routard contradictoire nous pousse a aller vers l'inconnu. Nous choisissons l'offre d'un villageois. La chambre, c'est deux lit dans une construction de terre, pas d'electricite, pas d'eau. C'est rustique! Bon, on accepte, c'est pour une nuit seulement! (surtout que l'on est séduit par le fait qu'il nous propose de manger avec sa famille, ce qui pour nous, paraît comme une expérience enrichisssante) Sacs déchargés, on va rejoindre notre groupe de touriste (ben oui, on est parti avec une agence). On dine tous ensemble le menu unique servi par le resto : Pejerrey del Titicaca con arroz, papas fritas y un poco de verduras (Filet de Perche, frites, riz et légumes). Tres bon. Ptit groupe de musique qui vient égailler le moral des touristes pendant leur repas. J'aime pas! Nieme interprétation (très personnelle!) du "Condor Pasa". Soit, passons! On quitte le groupe (qui, lui, retourne sur la terre ferme sans passer une nuit sur l'île). Enfin seuls! On décide de faire le tour de l'île pour rejoindre "La Playa" ... Mmmm, tout bon! Une plage de vrai sable, personne dans les environs (sauf des moutons). On met un pied dans l'eau. Ahhhhh, c'est froid! On avait oublié : 3800m d'altitude! Pas grave, on en a profité pour faire "les gusses" avec l'appareil photo ... je vous laisse voir les résultats ;-)



Le soleil commence a se coucher ... il faut rentrer! L'île semble vraiment hors du temps. Des paysans qui cultivent leur lopin de terre a main nue, pas de vache, pas de tracteur... pas d'electricite hormis celle fournie par quelques rares panneaux solaires (seule concession faite a la modernité!), pas de voiture ... pas de bruit mécanique non plus! Le pied ... on entend les oiseaux, le bruissement du vent dans les feuilles ...des détails sonores qu'on a presque oublié chez nous! On savoure ...



Arrivée à "la maison". Le temps a changé ... il y a de l'orage! La pluie tombe, l'obscurité aussi.
Personne dans la maison. On s'installe ds la chambre en attendant le repas (payant) préparé par notre hôte. 19h, il arrive en compagnie de sa femme. C'est elle qui prépare, c'est lui qui nous sert. Il arrive avec les assiettes dans la chambre ou seule une bougie nous éclaire. On lui dit qu'on peut manger avec "tout le monde". Il nous dit qu'il y a la salle a manger. On y va. C'est une piece, il y a 4-5 chaises et personne autour. On s'assied, il nous sert nos assiettes et nous souhaite la bonne nuit. !!!!???? Elle est oú la famille? On apprend qu'en fait cette maison est une maison "pour touriste" et que sa vraie maison avec sa vraie famille est a 10 minutes de là. On va manger tout seul. Déception!



Le lendemain, petite promenade dans l'ile puis on reprend le bateau. Retour a Puno. Le lendemain on part pour la Bolivie!!! ... Bon peut être sans moi car je pense que mo a décidé de me sacrifier à la Pachamama (terre mère) pour le bien du voyage.



Bisous à tous Pym et Mo'